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Canicule à la maison : Faut-il transformer votre logement actuel ou déménager pour respirer ?

Catégorie : Actualités immobilières
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Comme chaque année, les épisodes de canicule s’installent de plus en plus tôt, durent plus longtemps et frappent avec plus d’intensité. Nos habitats conçus historiquement pour nous protéger du froid, se transforment alors au fil des étés torrides en de véritables bouilloires thermiques où l’atmosphère est étouffante et le bien-être impacté. Une étude récente de l’ADEME sur les données DPE, dresse d’ailleurs un constat alarmant : « En France, près d’un logement sur deux est aujourd’hui considéré comme une ‘bouilloire thermique’ en été. »

En écho à ce thermomètre qui s’affole littéralement, s’équiper d’un simple ventilateur ne suffit plus. Une question cruciale s’impose désormais au sein de bon nombre de foyers français : faut-il investir afin d’adapter son logement actuel, ou est-il plus pertinent de déménager vers un lieu plus respirable et équipé ? Chez RIF (Régie Immobilière Fiducia), spécialiste de la gestion et de la transaction immobilière en Nord-Isère et dans le Rhône – départements par ailleurs particulièrement exposés à l‘effet de dôme de chaleur et impactés par les canicules -, nous constatons que le fameux « confort d’été » est devenu un véritable critère de choix crucial. Il est désormais aussi central que l’emplacement, la luminosité, la sonorisation, ou encore la surface, lors de la sélection d’un logement. Pour vous aider à arbitrer entre travaux de rénovation ou projet de déménagement, voici un décryptage signé RIF.

Option 1 : s’équiper et rénover votre logement actuel

Vous aimez votre quartier, vos enfants y ont leurs habitudes, votre taux d’emprunt actuel vous incite à la stabilité, quelles que soient vos raisons et vos motivations, l’une des options envisageables consiste à équiper votre logement contre la chaleur. Mais attention : pour tendre vers l’efficacité tant espérée, il convient d’agir de manière méthodique et stratégique.

1. Pour bloquer le rayonnement : les solutions passives (indispensables)

Souhaiter refroidir un logement sans bloquer le soleil, reviendrait finalement à chauffer une maison avec les fenêtres ouvertes. Un non-sens ! L’Agence de la transition écologique (ADEME) rappelle d’ailleurs régulièrement que les protections solaires extérieures sont les premiers remparts aux variations thermiques et d’ailleurs les plus efficaces :

  • Volets roulants et brise-soleil orientables (BSO) : installer des protections extérieures de couleur claire permet de stopper jusqu’à 80 % de la chaleur, avant qu’elle ne traverse le vitrage de votre logement.
  • Vitrages de contrôle solaire : dans le cas où vous devriez changer les fenêtres de votre habitat, optez pour des doubles vitrages spécifiques qui laissent passer la lumière, tout en filtrant les infrarouges responsables de l’effet de serre intérieur.
  • Végétalisation de proximité : vous disposez d’un balcon ou d’une terrasse ? L’installation de plantes à grand feuillage, d’arbres ou encore de treilles créent de véritables écrans thermiques naturels par évapotranspiration, un puits végétal rafraîchissant.

2. Isolation thermique : un bouclier fiable, quelle que soit la saison (été comme hiver)

Une bonne isolation n’est pas uniquement utile pour alléger les factures énergétiques en hiver. Elle agit également comme un vrai thermos bienfaisant en été, retardant ainsi la pénétration de la chaleur dans votre intérieur (déphasage thermique).

Deux possibilités selon vos besoins, votre budget et les contraintes environnementales de votre habitat :

  • Isolation de la toiture, des combles : priorité absolue ! En effet, le toit représente logiquement la surface la plus exposée au soleil zénithal de plomb, pensez-y !.
  • Isolation par l’extérieur (ITE) : une option idéale pour les maisons individuelles, ou à envisager lors du ravalement de façade de votre copropriété. Elle permet en effet de couper les ponts thermiques, de conserver les murs porteurs bien au frais.

3. Climatisation : confort immédiat, mais attention vigilance !

C’est un fait vérifié, la climatisation apporte un soulagement thermique instantané, mais elle devrait être le dernier maillon de votre stratégie énergétique. Très énergivore, elle rejette de l’air chaud à l’extérieur, aggravant ainsi le phénomène d’îlot de chaleur urbain… Vous luttez contre la chaleur d’un côté et contribuez de l’autre à accentuer les épisodes caniculaires et à impacter la nature.

Point de vigilance RIF : si vous résidez en copropriété, l’installation d’une unité extérieure de climatisation requiert obligatoirement l’accord de l’assemblée générale des copropriétaires – AG (article 25 de la loi du 10 juillet 1965). De même, une déclaration préalable de travaux en mairie est nécessaire, car cette unité participe à modifier l’aspect extérieur de la façade de l’immeuble.

Option 2 : changer de logement pour enfin trouver la fraîcheur

Parfois, la technique et les bonnes stratégies trouvent leurs limites. Si vous habitez un appartement sous les toits sans aucune possibilité d’isolation, ou si votre bien est ce que l’on nomme « mono-orienté » (non traversant) et qui plus est plein sud, au cœur d’une rue bétonnée sans circulation d’air possible… L’adaptation énergétique de celui-ci va demander un immense investissement, pouvant devenir un gouffre financier pour un résultat finalement assez médiocre. Le déménagement s’impose alors comme la solution la plus rationnelle et raisonnable pour ne plus subir ce qui n’épargnera désormais plus nos villes : la canicule récurrente !

Un logement « frais par conception », kézako ?

Ça y est, vous avez pris votre décision, avez choisi de franchir le pas et de chercher un nouveau bien immobilier… Quelques critères d’habitabilité d’été sont alors à inscrire en haut de votre « To do list » de recherche :

  • Orientation traversante : un appartement traversant (Est/Ouest ou Nord/Sud) permet de créer des courants d’air nocturnes indispensables pour évacuer la chaleur accumulée en journée.
  • Typologie du bâtiment : rez-de-chaussée comme étages intermédiaires profitent de l’inertie thermique globale de l’immeuble. Ils restent ainsi naturellement plus frais que les derniers étages sous combles, ou en toit terrasse.
  • Constructions neuves (RE2020) : les bâtiments construits sous la réglementation environnementale RE2020 intègrent l’indicateur « DH » (Degré-Heure), qui évalue le nombre d’heures d’inconfort estival. Voici des logements qui sont conçus pour limiter la surchauffe, sans pour autant recourir à la climatisation active et nous l’avons vu, pas toujours vertueuse.
  • Environnement proche : quartier arboré, proximité d’un cours d’eau ou d’un grand parc (tel le magnifique Parc de la Tête d’Or à Lyon pour ne citer que lui), des éléments qui peuvent faire baisser considérablement la température locale (3 à 5 °C la nuit), par rapport aux zones hyper-centrales et minérales.

Quelle option choisir selon votre profil, vos besoins, en bref !

Critères de choixOption A : je reste, j’investisOption B : je déménage
  
Faisabilité– Plus facile en maison individuelle.
– Plus complexe en copropriété (soumis aux votes de l’AG).  
– Immédiate si vous êtes locataire. Nécessite un projet de vente/achat si vous êtes propriétaire.
Coût financier  – Progressif. Éligible aux aides d’État (MaPrimeRénov’, certificats d’économie d’énergie) sous
conditions de ressources.
– Coûts transactionnels à prévoir (frais de notaire, frais d’agence, coût du déménagement).
Valorisation patrimoniale  – Excellente. Un bien rénové gagne une forte « valeur verte » et se revendra mieux à l’avenir.
– Permet d’acquérir un bien qui répond aux nouvelles normes environnementales, plus pérenne.

Impact quotidien

– Gestion de chantiers de travaux parfois poussiéreux ou bruyants pendant quelques semaines.

– Changement complet d’environnement, de voisins, parfois de temps de transport.

Comment prendre la bonne décision ? Notre conseil d’expert de l’immobilier !

Pas de réponse unique, mais une règle d’or centrale : l’anticipation !

N’attendez pas que le thermomètre affiche à nouveau 38 °C à l’ombre (voire plus) en plein mois de juin pour agir. Entreprises d’isolation et installateurs de stores sont submergés dès les premiers beaux jours. De plus, traditionnellement le marché immobilier est plus tendu dès le printemps. C’est donc hors saison chaude finalement, donc dès l’automne et même l’hiver qu’il faut mûrir votre projet de rénovation, ou entamer vos recherches pour votre nouveau bien.

De plus, si vous décidez de vendre votre bien actuel, devenu inconfortable en été, ses performances thermiques seront, vous imaginez bien, scrutées à la loupe par les futurs acquéreurs potentiels. Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) comporte désormais une section spécifique dédiée à l’évaluation du confort d’été. De fait, présenter un bien avec des stores extérieurs déjà installés, ou encore une isolation de toiture récente sont assurément des arguments de vente majeurs, qui feront la différence.

Vous vous demandez combien vaut votre logement actuel dans le contexte climatique actuel ? Vous recherchez un appartement traversant, plus frais et respirable en région lyonnaise ou en Nord-Isère ? Les conseillers de la Régie Immobilière Fiducia (RIF) mettent leurs expertises du marché local à votre service, pour réaliser une estimation précise de votre bien, ou pour dénicher votre futur havre de paix.

 Contactez les dès aujourd’hui pour concevoir ensemble votre projet immobilier de demain !